Je parie qu’aucun d’entre vous n’a jamais été réclamer des bonbons aux voisins lors de sa tendre enfance le soir d’Halloween (bon la je parle pour les gens de MON âge qui, je le précise, contient encore 2 dizaines pour quelques heures …)…
Je suppose que vous avez quand même éclusé quelques verres déguisés en sorcière ou en squelette lors de vos études universitaires…quand les pros du marketing ont essayé de récupérer le concept de cette fête purement anglo-saxonne pour amasser quelques euros…(euh non, a l’époque c’était encore le franc…).
La sauce n’a finalement pas pris chez nous et la fête d’Halloween est vite tombée aux oubliettes…je n’en ai même jamais parle a mes élèves en France.
Mais alors ici, quel spectacle !
La fête du 31 octobre est une véritable institution. Les familles dépensent des milliers de dollars tous les ans en décorations effrayantes pour leur jardin, en costumes pour leurs marmots et en bonbons à distribuer au son des « trick or treats ? »
Tous les âges sont concernes par l’esprit d’Halloween…Mes petits bouts de Kindergarten préparent avec moi une pièce de théâtre et sont tout excités de venir costumés a l’école mercredi, leur parents cassent leur tirelire pour offrir a chaque élève un petit sac de friandises, les étudiants rivalisent d’ingéniosité pour créer des costumes affreux ou…….super sexy !
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Les fêtes rythment ici la vie beaucoup plus que par chez nous. Dans 3 jours tout est fini mais c’est Thanksgiving qui prendra le relai avant de laisser les lumières de Noel fleurir devant les maisons.
Quant a moi, qui ai passé il y a 10 ans le cap de la vingtaine déguisée en Cruella, que me conseillez vous de porter pour la dizaine supérieure ?
Pendant la 2eme guerre mondiale, le gouvernement américain a incité les citoyens au covoiturage pour économiser l’essence…Aujourd’hui, le concept du covoiturage est toujours d’actualité. En Louisiane ce n’est pas très a la mode mais dans d’autres états, et surtout dans les grandes villes, c’est un mode de transport alternatif assez valorisé.
Il existe par exemple des lignes réservées aux voitures transportant des « carpoolers » sur les Highways, des places spéciales dans les parkings, des sites internet spéciaux pour trouver des compagnons de route. Les avantages du covoiturage sont évidents, Stan qui a roule 600km par semaine pendant 2 ans en France, en sait quelquechose. Economie sur les frais d’essence et d’entretien, bavardages divertissants pour tuer le temps…
La voiture « partagée » serait-elle en passe de devenir aussi célèbre que l’appart en colocation des héros de Friends ? C’est ce qu’espèrent sans doute les scénaristes imaginatifs de la chaine ABC en nous proposant cette nouvelle mini-série sur la vie de quatre types qui « carpoolent » (du verbe « to carpool »…et oui, en anglais on fabrique des verbes avec n'mporte quel nom!…mais c’est une autre histoire…) et dont les relations vont au delà du simple conducteur/passager. Nous avons regardé le 1er épisode, c’est assez amusant !
Les Etats-Unis sont le pays des super-héros. En France, ils sont surtout connus par des films comme Spiderman, X-Men, Hulk ou Daredevil. Mais ces films sont basés sur des comics ou comic books. Grand fan de BD et de comics, je suis au paradis de ces super-héros qui sauvent New-York et le monde des super-vilains toutes les semaines. Je me glisse donc presque tous les soirs dans le costume de Red Richard des Fantastic Four ou dans l’armure de Tony Stark (Iron Man) pour vivre quelques sensations fortes.
Les comics font partie intégrante de la culture américaine et une exposition récente d’un grand collectionneur à la LSU nous montrait comment l’évolution de la société US se retrouve dans les personnages et leurs aventures. De la guerre froide à la lutte contre le grand banditisme, les comics prennent position à travers leurs héros. Je viens d’en lire un, par exemple, qui se passe au Darfour et raconte, ce qui s’y passe et les enjeux, sur la base d’un conflit en 2 super-héros. 
Il est curieux de voir que les BD en France utilisent tous les personnages et genres possibles pour raconter les histoires. Aux US, sorti du genre super-héros et super-pouvoirs, il y a un choix très limité et les comics qui raconteraient autre chose qu’une histoire de super-héros sont plutôt rares. Autre différence, c’est plutôt le format BD avec une couverture rigide et un grand format (ca. 23 x 32 cm) qui a été choisi en France alors que le format comics est plus petit (ca. 16 x 26 cm), à couverture souple et en papier non glacé. Selon la série et le super-héros que vous suivez, les numéros paraissent à fréquence régulière (tous les 15 jours à tous les 2 mois), un peu comme une revue que vous achetez en kiosque. En général, une histoire complète compte 5 ou 6 numéros que l’on retrouvera ensuite quelques semaines après reliés en seul volume sur papier glacé (appelé un « paperback »), qui aura été épuré de toutes les pubs - environ 1 page sur 2 - que l’on trouve dans les numéros individuels.
En France, les comics sont présents dans les magasins spécialisés mais très peu en VO. Panini a par exemple racheté les droits pour Marvel. Les numéros français sortent, avec plusieurs mois de décalage (le temps de traduction je présume), dans un format identique mais avec 2 numéros US associés dans le même numéro français, des pages de pubs bien épurées, et une couverture en carton souple. Un cauchemar pour les personnes comme moi qui tentent de s’y retrouver dans les dizaines d’histoires du moment et les différentes séries pour un même personnage, alors que les numéros français et US n’offrent aucune cohérence. Donc j’avoue opter le plus souvent pour la solution du « paperback » qui me permet de dévorer les histoires du début à la fin. Seul inconvénient, je n’ai pas les numéros avec les couvertures si fabuleuses que les collectionneurs – et j’en connais un acharné avec qui je travaille – s’arrachent, sur la base de cotations ultra-précises et évaluées par des organismes professionnels.

Moi, je n’en suis pas là, je choisis mes comics surtout pour la qualité de leur graphisme. Je vais avec plaisir régulièrement dans un magasin qui s’appelle School of Comics ou je passe des heures à choisir avec qui je sauverais le monde de la gangrène des super-vilains la prochaine fois. Je suis avant tout un fan de Marvel (la maison des héros cités plus haut – voir photo) et j’ai tendance à délaisser les héros de la maison DC (Superman, Batman, Green Lantern etc…), dont les histoires sont plus « pour les enfants » et plus caricaturales. Mais vous, quel super-héros êtes-vous ?
Comme en France, les jeux vidéos, les livres et les films sont « vus et validés » par une commission qui décide de les classer pour un public. Par exemple, avant chaque film ou chaque bande annonce, un message vous annonce dans quelle catégorie se trouve le film ou la bande annonce qui s’apprête à passer:
-rated E (pour Everybody) = évalué pour tout le monde, pas tellement différent, voire identique au rated G (pour General Audience)
-puis vient le rated PG (pour Parental Guidance = sous l’autorité/supervision des parents) avec ventuellement un chiffre (par exemple PG-13) indiquant l’âge en dessous duquel la supervision des parents est fortement conseillée -rated R (pour Restricted) indiquant qu’un enfant de moins de 17 ans doit être accompagné obligatoirement -enfin rated NC-17 indique que les personnes de moins de 17 ans ne sont même pas admises dans la salle Le paradoxe est que des enfants de 5 ans qui vivent en Louisiane, état de la Bible Belt (la ceinture biblique, expression qui regroupe les états du sud-est américain très croyants et pratiquants) n’hésitent pas à dire à leur maitresse – et Anne-Sophie en témoignera – que le dessin du petit garçon tout nu (schématisé) dans le petit Larousse de la classe est « innapropriate » (=déplacé) mais que ces mêmes enfants auront passé leur samedi soir à regarder des personnes se tirer dessus et des têtes se faire décapiter, malgré le conseil donné au parents. Du coup, des sites internet fleurissent ou les parents peuvent donner leur propre évaluation du film (par exemple www.commonsensemedia.org) et où le site lui-même propose une évaluation du film très détaillée. Pour aller encore plus loin, des sites (par exemple www.screenit.com) proposent aux parents de payer – l’équivalent d’une place de cinéma peu ou prou – pour avoir un détail complet de ce qui se passe au cours du film, pour savoir à quel moment mettre les mains sur les yeux ou sur les oreilles de leurs enfants (véridique). L’argument commercial de ce site étant bien sur de préserver au mieux ces cher petites têtes blondes. Pour un film comme « The bridge to Terabithia », une histoire fantastique d’un petit garçon qui s’invente un monde imaginaire, en cliquant sur la rubrique « attitudes mauvaises ou irrespectueuses », nous saurons que (je traduis) « Janice lance une tranche de pain avec du beurre de cacahouète dessus à Jess et que la tranche se colle à sa chemise » ou que (je traduis toujours) « Jess et Leslie écrivent une fausse lettre d’amour d’un garçon pour Janice et que quand Janice s’approche du garçon plus tard dans le film, il lui dit séchement « dans tes rêves » et les autres enfants se moquent d’elle » …
Ce système n’est pas une loi mais une aide pour les parents. Mais quid de son utilisation par les parents ? Ce qui nous a frappé avec Anne-Sophie lors de nos sorties cinémastiques, ce ne sont pas les tailles XXXXL des paquets de pop-corn, la mise à disposition d’une fontaine de beurre chaud pour les engluer alors qu’ils sont déjà luisants d’huile, ou le nombre de personnes mangeant des nachos trempés dans du cheddar fondu pendant le film, mais le fait que quand une famille se déplace au cinéma, elle se déplace le plus souvent toute entière. Le fils de 15 ans venu voir « Spiderman » avec sa mère, et son père sera accompagné de sa petite sœur de 10 ans, de son petit frère de 8 ans et du petit dernier de 3 ans. Si le premier regardera effectivement le film, les deux du milieu passeront leur temps à courir dans les allées ou à discuter avec les parents, et le petit dernier à pleurer jusqu’à ce qu’il s’endorme. Pourquoi toute la famille ? Vaste question. C’est une sortie familiale donc tout le monde ensemble ? C’est moins cher et plus facile que de prendre une baby-sitter ? C’est dans la culture américaine tout simplement ?
Deux comportement extrêmes donc des parents qui soit, ne prêtent que peu (pas) d’attention aux « ratings » soient sont demandeurs de ces évaluations. Pour finir par une anecdote, une collègue d’Anne-Sophie n’hésite pas à amener son fils de 7 ans voir Sipderman (PG-13 pourtant) et lui « cache les yeux ou lui bouche les oreilles quand il faut » et se trouve donc bien aidée par ce genre de site internet !
Apres un an aux Etats-Unis, lors d’un repas au restaurant, surs de vous, vous demandez a votre serveur qu’il vous apporte « a desert ». Un quoi? vous demande t’il les yeux écarquillés...Ben « a desert » quoi ! Un gateau ou une glace ! Ah, « a desert » vous rétorque t’il avant de vous énumérer la liste des desserts.
Intrigué par ce dialogue de sourds, vous vous dépêchez le lendemain de demander à vos collègues comment on dit le mot « dessert » dans leur pays de fous…Et vous comprenez que vous avez négligemment demandé au serveur de vous apporter rien de moins qu’un désert de sable dans votre assiette.
A vos oreilles européennes, le terme qualifiant une contrée désertique et les douceurs servies en fin de repas sont strictement identiques…mais une subtile façon d’accentuer plus ou moins la 1ere syllabe du mot vous a induit en erreur. Bon le serveur aurait pu faire un effort et comprendre de quoi vous parliez vu les circonstances de votre dialogue...mais, vous vous entrainerez desormais serieusement avant de commander votre prochain crumble aux pommes.
Ne vous méprenez pas, nous avons la chance d’avoir rencontré des personnes patientes dans notre entourage professionnel, habitués a la présence d’étrangers qui mettent un certain temps a s’adapter et nous n’avons que peu souffert de ce genre de méprise et avons toujours fini par déguster nos dessert sans soucis. Il y a cependant une liste de mots dont vous devez maîtriser la prononciation afin d’éviter d’être la risée de vos collègues, voire de vos élèves… Le plus connu étant celui qui dans une version désigne un support en papier pour écrire, et dans l’autre le produit malodorant de vos intestins…Nous ne vous en disons pas plus car c’est en pratiquant que l’on progresse…
Pour finir, nous nous habituons de plus en plus a l’accent américain, et délaissons a vitesse grand V l’accent british de nos études pour lui préférer les intonations que nous entendons ici. Voici un petit jeu pour découvrir dans quelle région des Etats-Unis votre accent passera le plus inaperçu.. Le test de gauche est le mien, l'autre est celui de Stan.Vous constaterez qu'aucun de nous, malgré nos efforts constants, n'a encore la maitrise de l'accent coloré du sud.
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Aux Etats-Unis, Independence Day, aussi connu sous le nom de 4 juillet (4th July) est une fête nationale qui célèbre la Déclaration de l'Indépendance des Etats-Unis d'Amérique, signée en 1776 (comme l'illustre le film « Patriot » avec Mel Gibson) et la naissance de la démocratie pour les américains. C'est une journée dédiée ici au patriotisme, en mémoire de la réunification des 13 colonies américaines de 1776 qui se sont séparées de la couronne d'Angleterre. La déclaration fut rédigée par Thomas Jefferson avec l'aide de Benjamin Franklin. Un document central de l'histoire américaine, repris 7 ans plus tard par Abraham Lincoln dans un discours désormais célèbre décrivant ce manuscrit par ces mots "Four score and seven years ago our fathers brought forth on this continent, a new nation, conceived in liberty, and dedicated to the proposition that all men are created equal." C'est traditionnellement ce qui est repris par les enfants quand ils abordent l'histoire des Etats-Unis et anecdotiquement ce que l'on retrouve dans les films qui montrent ces petites tètes blondes défiler au cours des spectacles pour les parents, avec une fausse barbe et un haut-de-forme en récitant cette phrase.

Pour mon premier 4th July, je me suis rendu downtown (centre ville) sur les bords du Mississippi pour profiter des festivités. Plus que de coutume, les drapeaux américains sont partout, les hommes portent des chemises ou des chaussettes aux couleurs du drapeau et les femmes ont des sacs à main "stars and stripes" . Il y avait un concert donné par la star locale pour reprendre les plus grands « hits » américains comme Bruce Springsteen et son célèbre « Born in the USA », entre deux « God bless America ». Comme de coutume lors des jours féries, les chaises pliantes en toile violette avec le logo LSU étaient de sortie, la cannette de Bud Light solidement ancrée dans le porte cannettes intégré a l'accoudoir. L'occasion de se retrouver entre amis pour papoter et prendre une dose de patriotisme avant de reprendre le travail. Les jours de congés aux USA sont si peu nombreux - avec mon regard de francais-aux-5-semaines-plus-RTT-de-conges-payes - que j'ai toujours cette impression que les gens profitent a fond du moindre break que l'Oncle Sam veut bien leur accorder. La journée se termine par un feu d'artifice à la dimension du pays-énorme-qui n'est cependant pas arrivé cette fois à la hauteur de celui de la Nouvelle Orléans pour le nouvel an. Un bien beau spectacle tout de même, sur les bords du Mississippi dans le centre de Baton Rouge ou les gens s'étaient rassembles pour une des journées qui font que les Etats-Unis sont ce qu'ils sont, un pays ou le patriotisme et l'identité à la nation sont le moteur de toute une économie. Un thème d'actualité non ?
J’ai 8 longes jambes graciles et 2 bras musclés…
J’attends mon heure de gloire cachée sous la vase des swamps et des bayous…
Je deviens toute rouge par grosse chaleur…
En Louisiane, les hommes me vouent une véritable passion, surtout vers le milieu du printemps, quand mes formes sont devenues bien pulpeuses…
Ils se pressent le long des cours d’eau, m’offrent des gourmandises pour m’attirer… Ils me préparent des bains d’eau parfumée…
Puis ils me lèchent, ils me sucent…entourés de leur famille et amis réunis pour l’occasion…

Leur passion va tellement loin qu’ils m’ont dédié une ville, qu’ils ont fabriqué des icones a mon image, et qu’une fois par an ils organisent une célébration en mon honneur !
Allez, vous avez trouvé ? Pour vous aider, voici un dernier petit indice… L’homme a des moyens bien a lui de pouvoir assouvir sa passion pour moi a longueur d’année : le congélateur d’abord et l’astaciculture ensuite, qui lui permet tirer profit de la folie que j’engendre chaque année ici ! Vous me voyez la dans mon habit d'apparat, accompagnee de mais et de pommes de terre, prete a etre degustee par la famille Bosio qui a elle aussi succombe a la passion!

Il est une différence de culture importante entre les américains et les français ; les américains aiment montrer ce qu’ils font et ce qu’ils pensent. Ainsi, vous croisez tous les jours dans la rue une personne marchant avec un T-shirt sur lequel il sera inscrit en gros « Christian » pour montrer son appartenance religieuse, ou avec une casquette « Cheney-Bush » pour montrer son appartenance politique. Il est plutôt rare de s’afficher de la sorte en France pour la vie de tous les jours.
Un des supports les plus prisés par les américains reste le pare-choc de leur voiture (bumper). Ils ont donc des « bumper- stickers » (traduisez autocollant pour pare-choc) sur lesquels ils véhiculent (sans jeu de mot facile !) leurs idées.
Comme vous le voyez sur le montage photo, cela va du message qui montre le refus de la drogue ou de la violence (« Dare to resist grugs and violence ») ou qui milite contre les déchets jetés sur la voie publique (« Don’t trash Louisiana »), tout en montrant qu’on aime son université (« Forever LSU »).

Sur ces photos, prises tout simplement sur la route entre notre appartement et le labo, on trouve aussi des messages religieux qui vous demandent si vous avez trouve la foi (« Got Jesus ?») ou des messages politiques sans doute limpides pour les américains mais très ambigus pour nous (« Look Honey, another Pro-lifer For War »). Remarquez l’intérêt de la chose : en voyant ce dernier sticker nous nous sommes interrogés sur son sens : le conducteur est il un anti-avortement pro-guerre ou se moque-t-il ouvertement de cette catégorie de population assez présente ici ? En suivant le lien publicitaire inscrit sur l’autocollant nous avons eu notre réponse : le sticker est édité par un groupe de démocrates militant pour le départ de Bush…
Ces bumpers-sticker vont donc beaucoup plus loin que la « tunning touch » que l’on voit sur les vitres arrière des voitures picardes :) . Historiquement, ces autocollants sont apparus peu après la deuxième guerre mondiale, ils représentaient le drapeau la plupart du temps et permettaient d’afficher son patriotisme. Le sticker le plus courant reste encore actuellement le poisson, symbole du christianisme.
La voiture, véritable deuxième maison des américains, est devenue un support pour afficher ses idées, ses humeurs et son appartenance à une communauté.
Au détour d’une sortie « ravitaillement alimentaire », nous sommes tombes il y a quelques mois sur un attroupement étrange sur le parking du mall dont nous sortions tout juste.
L’œil expert de Stanislas a repéré très vite qu’il se déroulait la quelquechose de bien typique, et que cela valait le coup de s’attarder un peu.
Nous etions en train d’assister au « Gulf Coast Police Motorcycle Skills Championship », ou pour être clair, a un concours d’agilité en moto pour policiers. Nous nous somme rapprochés des motos rutilantes et avons sympathisé avec un des policiers qui attendait son tour, très fier de se faire prendre en photo à coté de son engin.

Et bien croyez moi, nous nous sommes laissés impressionner ! Manier ces énormes motos doit être assez difficile et ces messieurs ont fait preuve d’une dextérité impressionnante dans les virages !
Malheureusement pour notre ami du jour, la chance n’était pas au rendez vous et les flancs de sa moto ont flirté avec le bitume de trop nombreuses fois pour lui permettre de remporter le prix !
N’est pas Jon Baker ou Franck Poncherello qui veut... (http://www.chips-tv.com/)
Je précise que l’événement, en plus de l’aspect sportif, avait pour but de récolter des fonds pour un hôpital pour enfants.

Envie d'un bon p'tit rouge avec votre viande dimanche prochain ? D'un gentil petit blanc avec vos crawfish bouillies le dimanche suivant ?
Un conseil : prévoyez vos envies alcoolisées à l'avance, ici on ne rigole pas avec la loi.
Quelle loi ? Et bien une de ces « blue laws » dont je vous ai parle il y a quelques mois..
En Louisiane, dans certaines paroisses comme ici a Baton Rouge, la vente d'alcool est interdite le dimanche !
Essayez donc de passer à la caisse du wal mart avec votre pack de bière...S'il est plus tôt que 12h30, vous vous verrez gentiment refuser le droit de payer votre marchandise. Une envie plus tardive pourra, elle, être satisfaite si vous avez une ID valide prouvant que vous avez plus de 21 ans (au passage si on vous la demande encore alors que vous en avez 10 de plus, ne le prenez pas pour un compliment. Les vendeurs doivent la demander si vous paraissez moins de 31 ans..au cas ou...)
Si c'est du vin, du whisky, ou du gin qui vous font envie - la - maintenant -tout de suite - ou bien si vous êtes la a faire vos courses et que vous prévoyez vos apéros futurs entre amis, revenez carrément le lendemain. Pas de vente d'alcool forts durant toute la journée !!!
Les législateurs semblent satisfaits de cette loi tout de même très hypocrite. Ils s'appuient sur le fait que le nombre d'accidents dus a l'alcool est bien plus faible le dimanche matin que les autres jours. Facile ! Tout le monde est à la messe !
Je précise quant a l'hypocrisie de la loi que certains restaurants et bars sont autorises a vendre de l'alcool le dimanche et que c'est bien connu, ici tu vas et tu reviens du restau en VOITURE ...
Sans compter sur le fait que les publicites pour l'alcool fleurissent a la télévision, sans aucune incitation claire a la modération. Bref tout ca pour dire : il y a de la bonne bière ici, mais n'attendez pas la dernière minute pour acheter un pack a apporter au barbecue du voisin dimanche prochain !







